Je suis assise au pied d'un arbre dans le petit village de Bedkowice à trente kilomètres au nord de Cracovie. Après la messe du midi, les villageois, en tenue du dimanche, se sont rassemblés sur la place où l'on a monté une petite tente, des tables et quelques jeux gonflables pour amuser les enfants. C'est fête. Des militaires se sont réunis pour la levée du drapeau sous le chants des trompettes et des tambours. Aujourd'hui le 3 mai, c'est la fête nationale des polonais.
Dans moins de deux jours déjà, la conférence se termine. Cent trente maîtres se sont réunis, ils représentent vingt-six pays différents; quelle belle diversité! Il est beau de voir Suzanne en résonnance avec cette belle communauté. Je suis assise au milieu d'une plaine verdoyante entourée de falaises abruptes où bon nombre de gens s'adonnent à l'escalade et je fais le point. Il fait très beau et le ciel est bleu au-dessus de la Pologne.
Cracovie est une ville magnifique et je ne me lasse pas de marcher dans ses rues, d'entrer dans les nombreuses boutiques et de m'asseoir dans les nombreux cafés et restaurants pour manger une bonne soupe, regarder les gens et le temps passer. J'ai eu la chance de voyager autour de la grande ville, d'aller visiter un abbaye à Tyniec en compagnie de jeunes étudiants en prêtrise, de descendre dans la mine de sel de Wieliczka avec un groupe de maîtres et de faire une randonnée près du village où je me trouve maintenant. La Pologne a un lourd passé. J'en découvre certains vestiges à l'intérieur de l'ancien ghetto juif de Cracovie. Un peuple blessé mais fier, voué à Dieu et à leurs traditions.
Comme je ne suis pas maître de Reiki, je ne participe pas aux conférences, mais je rencontre les maîtres le soir et je participe à certaines activités. J'ai beaucoup de chance de me retrouver ici. Je n'ai jamais hésité à venir en Pologne. Je ne me suis même pas posé la question à savoir ce que je venais faire ici. Le prix du voyage n'avait pas d'importance, cela me semblait aussi évident de venir à la conférence que de me brosser les dents le matin. J'ai soutenu Suzanne pour qu'elle soit ici, j'ai crée un blogue sans le moindre instant remettre en question la pertinence de ma présence. Puis, une fois rendue, je me suis posée la fameuse question: oui, au fait, je ne suis pas maître... Alors, qu'est-ce que je fais ici?
La réponse n'est pas aussi évidente que mon dentiste qui me rappelle qu'un brossage quotidien des dents prévient la carie. La réponse n'est pas aussi visible à mes yeux que la couleur de ce papillon qui se repose sur mon genou depuis plusieurs minutes. La réponse est au-delà de ce qui est visible ou évident.
Je suis ici pour soutenir une vision de la santé beaucoup plus grande que moi. Une vision qui me soutient elle aussi à persévérer avec mes rêves d'écrivaine et de thérapeute à l'intérieur d'une vie que je choisis à chaque instant. Je laisse mon ego de côté pour être au service de cette vision et vibrer avec cette énergie qui m'entoure. Être ici, parmi des gens qui ont fait le choix de la maîtrise, est un immense cadeau. Côtoyer l'énergie de cent-trente maîtres unis dans un même esprit est très guérissant. J'élève mes vibrations et du même coup, j'élève mon écriture. Une écriture et un état d'être dans mon travail qui soutient la vision, qui est la même que celle de Suzanne et de plusieurs collaborateurs à notre centre, celle de créer la santé sur tous les plans, autant physique, mentale, émotionnelle que spirituelle. Je crois que ma présence ici me prépare à une vie extraordinaire, une vie de fête où à chaque jour je célèbre ma constitution, comme le ferait un pays.
C'est ainsi que je choisis de vivre mon expérience en Pologne et je remercie Suzanne de me permettre de vibrer avec eux.
Merci.
Au plaisir de vous revoir bientôt
Paix, amour et lumière
Caro