vendredi 8 mai 2009

Auschwitz

J'ai compris qu'on ne demande pas à un polonais le chemin pour se rendre à Auschwitz. On s'y rend, silencieux, gêné, presque. Un endroit qu'ils auraient voulu détruire, oublier, mais l'UNESCO en a décidé autrement. Monument historique et culturel majeur, il participe au devoir de mémoire. Partout à travers le monde, Auschwitz est devenu un symbole de terreur, de génocide et de l'holocauste. Deux syllabes évocatrices du site du plus important meurtre de masse jamais perpétré dans l'histoire de l'humanité. Nous avons tous le devoir de ne jamais oublier la mort entre ces murs de plus de 1,3 millions d'hommes, de femmes et d'enfants. 

Un vaste cimetière sans tombes.

Je ne suis pas venue à Auschwitz par curiosité comme un simple touriste. Tout comme Suzanne et Jean-Michel, j'ai choisis de venir à Auschwitz pour offrir mon amour à ce lieu de souffrance. La veille, un rêve a troublé ma nuit. Un arbre immense aux feuilles abondantes tournées vers le soleil, se trouvait près de la cheminée d'un four crématoire. Lorsque je me suis approchée pour l'admirer, j'ai ressenti une tristesse profonde émanant de cet arbre, une détresse de se retrouver là. Je l'ai serré contre moi. J'ai alors senti des bras se refermer sur moi et un souffle de soulagement a caressé ma nuque. J'ai eu l'impression d'être l'arbre et de me fondre en lui. Je l'ai alors bercé et après un moment, un grand sentiment de paix s'est installé. Au réveil, j'ai su que de d'aller à Auschwitz était la bonne chose à faire.

J'y suis. Je passe l'entrée sous la pernicieuse inscription: « Arbeit macht frei » (le travail rend libre). Le sol est parsemé de gros graviers et je sursaute lorsqu'un groupe passe derrière moi; ils marchent presque au pas cadencé et cela me donne froid dans le dos. Je me sens lourde par moment, j'ai la gorge nouée. Je me répète inlassablement le ho'oponopono, cela me supporte à rester dans un espace d'amour.

Croire que dans le pire des bourreaux il y a une part d'humanité.

Je ne peux m'empêcher de regarder autour de moi sans imaginer leur quotidien, leur labeur, la terreur. Imaginer la tendresse entre prisonniers côtoyer la violence des SS. Imaginer la détresse de certains soldats, oui, il y avait cela aussi.

Je passe devant le bâtiment consacré aux expérimentations médicales, puis au coin, le mur des exécutions. Ho'oponopono. A l'intérieur de la chambre à gaz et du four crématoire, je ressens une chaleur intense recouvrir tout mon corps, je pose mes mains sur le sol et je prie. Je laisse de côté mes jugements et ma révolte, cet endroit à besoin d'amour, je lui en donne dans un profond moment de silence.

Puis, je sens qu'il est temps de partir.

Auschwitz fut pour moi un intense moment de recueillement et d'amour donné. Je suis heureuse d'y être allée pour cela et je me sens en paix. Je rend hommage à toutes les victimes de cette guerre.

Je rend hommage.

Le voyage s'est terminé hier et me voici de retour à la maison. Je suis remplie de belles choses et de bonnes énergies.

Je prépare ma conclusion que je vous partagerai très bientôt, sous une toute autre note (un peu plus gaie).

Merci de me lire.

Avec Amour, Paix et lumière

Fée Caro

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour Caroline

J'ai ressenti les mêmes sentiments que toi lors de ma visite au seul camp de concentration sur le sol français,celui du Struthof, en Alsace.Il y a quelques années déjà, je ne connaissais pas le "hooponopono!"ni "la perle 2 de sagesse" et j'étais pleine de colère. Il ne faut pas garder de rancoeur mais il ne faut pas oublier non plus ,par respect et en souvenir de toutes ces victimes innocentes: il y a un devoir de mèmoire à faire.
Amitiés à suzanne.
Maya